vendredi, 23 septembre 2011

Niger, Réaménagement technique du gouvernement : quels enseignements tirés

Conseil_Min_04_05_11.jpgLe 12 septembre 2011, lors du JT de 20 heures 30 de Télé Sahel, le Secrétaire Général du Gouvernement a rendu public un décret du Président de la République portant réaménagement technique du gouvernement sur proposition du Premier Ministre. 
Ce réaménagement a permis à deux nouveaux ministres de faire leur entrée dans le gouvernement portant la taille de celui-ci de 24 à 26. Tous les anciens ministres conservant ainsi leur postes avec seulement 3 d’entre eux qui ont vu leurs portefeuilles ministériels délestés.
Depuis l’annonce du réaménagement, les autorités visiblement avares d’explications n’ont pas voulu donner des informations pour éclairer  l’opinion sur ce choix opéré laissant la place aux spéculations. Nous allons pour notre part nous engouffrer dans cette brèche « spéculative » pour essayer de tirer quelques enseignements.

La surprise du chef

La nouvelle du réaménagement technique du gouvernement est tombée comme un couperet. Tel un tonnerre dans un ciel serein, elle en a surpris plus d’un. Même les journalistes proches des milieux politiques prompts à jouer aux éclaireurs avant de tels évènements étaient pris de court. Personne n’a vu venir le boulet. Ceux qui croient détenir les secrets des hautes sphères de l’Etat en ont pris pour leurs comptes.
Le « Boss » montre par là qu’il est un fin maneouvrier …

Le Premier Ministre renforcé

S’il y’a un gagnant dans ce réaménagement, c’est bel et bien le Premier Ministre. On peut dire sans risque de se tromper qu’il sort même renforcé. Car le maintien de tous les ministres est un signe que le chef de l’Etat fait confiance à l’Equipe Gouvernementale. Un satisfecit qui est du aux qualités de l’homme, mais aussi à la tenue correcte jusque là de ses ministres qui n’ont pas "mouillé" dans des scandales financiers. Le temps semble derrière nous où les ministres font la une des journaux pour des marchés frauduleux. Tous peuvent se targuer jusqu’à preuve du contraire de bien gérer les ressources mis à leur disposition.
Mais il ne peut y avoir un seul gagnant car le PM dirige une équipe. Cette équipe étant reconduite, tous peuvent gouter aux délices de la victoire. Cette victoire aura seulement une saveur particulière pour certains ministres qui ont été mis à mal par la presse.
Ceux-ci sont au nombre de quatre. Il s’agit du Ministre des finances mis en cause dans l’affaire du concours des douanes, du Ministre du plan et de celle de l’éducation indexés pour les nominations au sein de leurs ministères.
Le quatrième lui est un cas à part.

Le cas Abdou Labo

Il est reconduit avec ses « titres et grades » malgré les critiques de la presse et d’une certaine opinions sur sa gestion antérieure des affaires de l’Etat et malgré l’acharnement de l’opposition qui veut sa tête. La reconduction du Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur montre que le chef de l’Etat n’est pas sensible aux appels répétés de l’opposition qui réclame le respect de la charte des partis politiques. Ce qui passe selon eux par la démission du ministre Abdou Labo.  Mais visiblement Mahamadou Issoufou tient encore à son « AS DE PIQUE ».

Le moment choisi, pas du tout fortuit

L’un des enseignements majeurs de ce réaménagement vient du timing. Le moment choisi par le Chef de l’Etat est loin d’être anodin. Il a du être inspiré par son camarade Mitterrand qui disait que « l'action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas de place à l'incertitude. »
A l’orée de la session d’octobre de l’Assemblée Nationale dite aussi session budgétaire, ce réaménagement permet de prendre en compte la création de nouveaux ministères dans la mouture du budget national 2012.
Coté politique, le Président de la République espère ramener la sérénité dans la majorité pour permettre une bonne tenue de cette session sans accroc majeur.
Sur le plan de la communication ce réaménagement à ce moment, en plus de donner un nouveau souffle au gouvernement, coupe l’herbe sous les pieds des journalistes. Ces derniers attendront peut-être une autre fois pour faire sortir les commentaires sur une éventuelle motion de censure ou sur un remaniement imminent. Toutes choses qui permettront de consolider la majorité en cette période cruciale qui verra l’assemblée passer à l’examen le budget 2012 de l’Etat.

Les bénéfices secondaires

Certains sujets brûlants du moment ont été relégués au second plan avec ce réaménagement permettant aux autorités attaquées sur plusieurs fronts de détourner momentanément  l’attention sur des sujets tels que la Libye, la rentrée scolaire, les sorties médiatiques de certains syndicats etc.
A suivre…

vendredi, 09 avril 2010

heureux

Je suis tout simplement de retrouver mon blog.

mardi, 22 mai 2007

VIVE LE NIGER ETERNEL

Je suis désolé pour mes frères qui prennent les armes contre leur patrie. Cela ne resoud rien. Surtout que ce qui prétendent défendre la justice sont des anciens repris de justice. Hélas ils prétendent parler au nom ds touaregues. Mais ces derniers ne se reconnaissent pas à travers les agissements antinationnaliste de ces bandits de grands chemins. S'ils veulent la paix on la fera avec eux, s'ils veulent la guerre on la fera contre eux sans remord. Le Niger de 2007 n'est pas le Niger des années 90. Nous sommes forts et déterminés à chasser de notre territoire tout groupuscule qui veut attenter aux fondemments de la REPUBLIQUE DU NIGER. Mêmme s'il est allié au diable en personne ou au satan le peuple du NIGER uni et solidaire lui barrera la route. Nous n'avons peur d'aucune puissance au monde s'il s'agit de défendre l'honneur des Nigériens et l'intégrité de notre territoire. A bon entendeur salut.
ABAS les faussoyeurs de la République
ABAS les semeurs en eau trouble
VIVE le Niger ETERNEL

lundi, 05 février 2007

Rahmatou Keita : reine du cinéma africain

Pour un coup d'essai, c'est un véritable coup de maître: "Al'lèèssi... une actrice africaine" ou l'histoire des pionniers du cinéma africain a déjà été plusieurs fois primé,
et a été sélectionné dans les plus grands festivals du monde. Pourtant, rien ne prévoyait un tel succès pour ce film documentaire qui aborde avec humour et tendresse les débuts de ces acteurs de l'image.
En tout cas, les cinéphiles africains vont, très bientôt, avoir la primeur et la chance d'apprécier le talent et le savoir-faire de l'une des rares cinéastes noires qui fait, aujourd'hui, la fierté de l'Afrique.
Calme, posée et sereine, un rien altier dans le regard, la reine du cinéma Africain affiche une quarantaine qui lui va comme un bijou discret. Peut être parce qu'elle est honnête avec elle-même et avec son art.
Rencontre avec la journaliste et écrivain, pionnière de la minorité visible à être vue sur les écrans de la télévision française - elle est égaIement la première à avoir reçu un 7 d'or, avec l'émission "L'Assiette Anglaise sur Antenne 2" et cinéaste fortement engagée pour un renouveau du cinéma africain.
Votre premier long-métrage, avant sa sortie en Afrique, a eu, à travers le monde, un accueil extraordinaire. Certains critiques ont même parlé de chef d'œuvre... Comment le vivez-vous?
J'en suis très heureuse. Il y a quelque chose de triomphal dans l'histoire de ce film que j'ai écrit et fabriqué dans un coin de ma chambre, alors que personne n'en voulait et qui, à l'arrivée, va gravir les marches des plus prestigieux festivals du monde: Cannes, Berlin, Los Angeles, NewYork, Vienne... Je ne m'attendais pas à un tel succès. Moi, j'avais tout simplement envie de raconter l'histoire des pionniers du cinéma africain, j'avais envie de les sortir de l'oubli et de faire connaître ces magiciens de l'image, inconnus du monde entier... J'ai eu beaucoup de difficultés à convaincre mes partenaires de l'intérêt qu'il y avait de réaliser ce film de mémoire et d'apporter la pièce manquant à l'édifice. Mais, à ma grande surprise, ce projet de film n'intéressait personne: ni les Africains ni les Occidentaux, enfin personne n'en voulait... (rires). Les rares personnes qui ont eu l'amabilité de m'écouter, m'ont tout de suite fait sentir qu'il n'y avait rien à tirer d'une histoire comme celle-là et qu'elle ne valait pas la peine d'être racontée... Avec tact et politesse, on me faisait sentir qu'on n'avait rien à des pionniers du cinéma africain. J'étais très déçue, mais pas décourgée : j'avais tellement envie de raconter cette histoire... Une histoire qui est aussi celle de mon enfance.
Je me souviens, quand j'étais toute petite, de ces gens qu'on voyait parfois dans les rues de Niamey et qui étaient mal vus, parce qu'ils faisaient du cinéma. A cette époque, c'est à dire au lendemain des indépendances, tout ce qui était européen était mal vu, à cause des conflits entre l'Occident et l'Afrique. Il y avait les guerres de l'Algérie, de l'Angola, l'assassinat du très charismatique Patrice Lumumba... On était en guerre et tout ce qui va rappeler l'ennemi - les habits, les fréquentations, les métiers va être considéré comme une dépravation... C'est dans ce contexte que nous commençons à faire des films (fin 50 - début 60). Et d'une certaine façon, pour les populations, ces premiers cinéastes qui imitaient les Blancs étaient considérés comme étant des "collabos': Tous ces souvenirs étaient enfouis en moi. Alors, quand je suis devenue adulte, journaliste et reporter de télévision, que j'ai commencé à réaliser mes propres courts-métrages, j'ai eu envie de passer le cap, de passer au long-métrage et de ressortir de ma mémoire cette période de mon enfance. C'est ainsi que je suis allée à la recherche de ces aînés et qu'il m'ont accueillie avec le plus grand des bonheurs.
"Al'lèèssi... une actrice africaine" est un hommage que je rends à ces pionniers: Mustapha Alhassan, Ouumarou Ganda, Djingarey Maïga, Hamidou Laïllaba... - la liste est longue - et Zalika Souley, la seule femme de l'équipe.
La sortie officielle de votre film au Niger, premier pays africain, en dehors de l'Egypte, à avoir créé une industrie cinématographique, va être précédée d'une soirée de gala, en présence de la Première Dame du pays, Hajiya Laraba Tandja. Est-cela le signe de la reconnaissance?
Bien sûr. Et j'en suis très honorée. Cet évènement va être fêté en présence des cinéastes, des acteurs et des plus hautes autorités de l'Etat. La projection aura lieu au Centre culturel franco-nigérien de Niamey, le 30 décembre. Je ne peux que me réjouir du soutien des autorités politiques, car une industrie cinématographique ne peut exister sans volonté politique. Le Niger a beau être le pays pionnier du cinéma en Afrique, il n'est reste pas moins que notre cinéma n'existe plus, il est mort et mon plus ardent désir est de le ressusciter, de donner envie de raconter des histoires, nos histoires... de notre point de vue... Enfin. Et je ne peux réussir sans le concours de nos dirigeants. A mon retour du festival de Cannes, le Chef de l'État, SE MamadouTandja, m'a fait l'honneur de me recevoir, en présence du ministre de la Culture, SE Oumarou Hadary, pour me féliciter. J'en ai profité pour lui parler de la situation désastreuse de l'industrie cinématographique de mon pays. Depuis cette rencontre, je travaille en étroite collaboration avec le ministre de la Culture et le Directeur du Cinéma afin de mettre sur pied quelques bases qui nous permettent de repartir.
C'est effet, aux autorités politiques de mon pays qu'incombent aujourd'hui la responsabilité de remettre le cinéma nigérien sur les rails et j'ai bon espoir parce que c'est plutôt bien parti, malgré toutes les difficultés qu'on peut imaginer.
Votre agenda de ce début 2007 est très chargé. En clair, sur quels écrans africains peut-on voir votre film?
La distribution du film commence donc chez moi, fin décembre 2006, puis au Sénégal en janvier. Il sera projeté au Théâtre Daniel Sorano et au CCF,le même jour, le 18 janvier. Au Gabon, ce sera en février. Vers mars-avril, ce sera le tour de l'Afrique du Sud, du Nigeria, du Burkina,Faso, du Ghana... J'espère que les plus hautes autorités de ces pays soutiendront également ces sorties, par leur présence. Je sais que je peux d'ores et déjà compter sur l'ancien Président Rawlings du Ghana et sur les dirigeants de ce pays.
Comment voyez-vous votre avenir de femme cinéaste en 2007?
Je rêve de finir mon prochain film, "La bague de mariage': J'espère que "Al'lèèssi..." sera enfin distribué en Europe et qu'il pourra être diffusé sur une chaîne de télévision. Je suis optimiste, mais pas naïve. S'il plaît à Dieu, je continuerai à faire des films qui me tiennent à cœur. Partager la beauté, la force et la sérénité du Sahel avec le monde entier, tel est mon souhait.

vendredi, 02 février 2007

Le secteur privé Nigérien

Depuis de très nombreuses années, l'Afrique souffre d'un manque réel de capitaux frais et surtout d'un important déficit d'investissements. En effet, plusieurs hommes d'affaires étrangers hésitent encore sinon

renoncent même à investir ou à nouer des relations d'affaires avec leurs homologues africains pour diverses raisons : environnement réglementaire et législatif peu incitatif, persistance des lourdeurs et tracasseries administratives, manque de financements appropriés, insuffisance des structures d'encadrement etc.
Le Niger n'échappe malheureusement pas à cette règle. Pour y remédier, le gouvernement, après plusieurs expériences malheureuses, a adopté en mars 1997, une déclaration nationale de promotion du secteur privé dans laquelle des options politiques et économiques ont été clairement définies et solennellement affirmées. Pour mettre en œuvre cette déclaration, un programme cadre national de promotion du secteur privé (PCNPSP) a été élaboré et adopté en juin 1997 avec l'appui du PNUD. Ce programme contient les actions et les mesures à mettre en œuvre pour un environnement transparent et incitatif et pour accorder au Secteur Privé une large autonomie et une plus grande participation aux décisions le concernant. L'horizon temporel et l'enveloppe financière pour la mise en œuvre du PCNPSP ont rendu nécessaire la conception et l'élaboration d'un plan d'actions prioritaires spécifiant des actions concrètes à réaliser à court et à moyen termes.
Avec les actions et les mesures mises en œuvre par le gouvernement, l'environnement du secteur privé nigérien s'est depuis beaucoup amélioré. A titre d'exemples, au niveau de la réglementation du commerce, la liberté des prix et la libre concurrence sont désormais les principes fondamentaux en la matière. Ainsi, les prix de tous les produits sont fixés librement par le marché, autrement dit, par la loi de l'offre et de la demande. Seuls les prix de l'eau, de l'électricité et des hydrocarbures font encore l'objet d'homologation. De même, sur le plan de la réglementation fiscale et douanière, la fiscalité intérieure (directe et indirecte) qui auparavant était composée d'une panoplie d'impôts et de taxes s'est beaucoup améliorée avec l'avènement de la patente synthétique mais aussi,grâce à son harmonisation pour tenir compte du contexte d'intégration économique au sein de l'UEMOA dont l'objectif majeur est d'attirer les investisseurs.
Par ailleurs, le code du travail qui était caractérisé par certaine rigidité a fait l'objet d'une importante révision, dans le sens de l'assouplissement de la procédure de recrutement des travailleurs et des conditions de leur recrutement pour motif économique ou social. Ainsi, une des principales contraintes à l'épanouissement du marché du travail, le monopole du service de la main-d'œuvre a été supprimé et la liberté contractuelle réaffirmée.
Pour favoriser le développement des activités économiques et stimuler l'investissement, le gouvernement a aussi pensé à un code des investissements incitatif qui prévoit trois régimes A, B et C. Le bénéfice d'un de ces régimes peut-être accordé à toute personne physique ou morale, quelle que soit sa nationalité, exerçant ou désireuse d'exercer une activité. Des régimes particuliers sont consacrés à l'artisanat de production, la production cinématographique, la construction d'écoles et d'établissements de soins, l'innovation technologique et les transports publics de voyageurs ou de marchandises. La durée de tous les régimes est de 5 ans ; elle peut être bonifiée de 3 ans pour les entreprises qui s'implantent dans les régions d'Agadez, Diffa, Tahoua et Zinder. Dans le cadre de l'amélioration de l'environnement institutionnel et administratif, il y a la création et le renforcement des structures d'appui et d'encadrement qui ont positivement influencé le secteur privé. Il s'agit de : la création d'un ministère chargé de la promotion du secteur privé ; la restructuration de la Chambre de Commerce ,d'Agriculture d'Industrie et d'Artisanat du Niger (C.C.A.I.A.N) pour la rendre plus autonome et plus représentative des opérateurs économiques
Cette restructuration de la Chambre de Commerce d'Agriculture, d'Industrie et de l'Artisanat du Niger a permis la création de deux structures d'appui et d'encadrement. D'abord, le Centre de Promotion des Investissements (C.P.I ) qui, en 4 ans d'activités, a enregistré des résultats encourageants, notamment à travers la création et la mise à jour régulier du site Web " Investir au Niger " ; l'assistance à 350 investisseurs (jeunes entrepreneurs nationaux et étrangers) ; l'organisation de rencontres d'affaires (35 missions entre autres, l'organisation de l'UEMOA MINTEL Niger 2006 et les Journées Economiques du Niger à Paris ) et l'élaboration de 40 dossiers ( études de faisabilité, demande d' agréments, requêtes ). Ensuite, nous avons le centre de formalités des entreprises (C.F.E) qui, ayant pour mission d'aider les opérateurs économiques à réaliser leurs formalités de création ou dissolution d'entreprise, en un seul lieu et à moindre coût, a permis d'assouplir et d'améliorer l'environnement et les conditions d'exercice d'activités économiques au Niger. Pour preuve, depuis sa création en 2003, les délais d'installation des entreprises se sont considérablement réduits. En effet, ces délais qui étaient auparavant entre 55 et 90 jours sont descendus à : 6 jours pour les entreprises individuelles ; 13 jours pour les sociétés exerçant des activités normales non réglementé ; 18 jours pour les entreprises individuelles exerçant des activités réglementées et 23 jours pour les sociétés exerçant des activités réglementées soumises à certaines conditions. En 3 ans d'exercice, le C.F.E a pu ainsi réaliser dans la seule ville de Niamey plus de 5389 formalités relatives à l'inscription au registre de commerce, à l'identification au NIF, à l'affiliation à la CNSS, aux autorisations d'exercice, aux déclarations d'ouverture, aux agréments. Enfin, toujours dans le cadre des structures d'appui, il y a Entreprendre au Niger ( E.A.N ) qui , de sa création en 1997 à fin décembre 2005, a permis de financer 634 projets pour un montant d' environ 2 milliards FCFA. Plus de 2013 emplois ont été crées et 1554 emplois sauvegardés soit un total de 3567 emplois assurés.
'une manière générale, " de 2000 à 2004, le montant total des investissements réalisés s'élève à 110,7milliards FCFA, dont 40,7 milliards FCFA représentant les investissements nationaux et 70 milliards FCFA ceux des étrangers. Le nombre d'emplois crées sur la même période s'élève à 4549 " indique - t-on à la direction du Développement Industriel (D.D.I). Malgré, tous ces résultats appréciables, le secteur privé rencontre encore des obstacles qui rendent difficiles son développement. Selon la Direction du Développement du Secteur Privé (D.D.S.P) " Ces obstacles proviennent : de la nature même du secteur privé dominé par l'économie informelle qui favorise la fraude, la corruption et la concurrence déloyale, de la fiscalité jugée inadaptée du manque de financement approprié et des textes jugés trop contraignants et/ou inadaptés ". C'est donc pour remédier à cette situation, que le gouvernement a mis en place le Conseil national des investisseurs privés (C. N. I .P). Véritable cadre de concertation et de dialogue entre le gouvernement et le monde des affaires, le C.N.I.P a pour mission d'identifier les problèmes du secteur privé et de promouvoir les investissements afin de proposer les solutions qui s'imposent.
A cet effet, 6 comités ont été crées pour réfléchir chacun sur un aspect donné de l'environnement du secteur privé (textes ; questions judiciaires ; fiscalité ; corruption et interventionnisme ; pratiques administratives néfastes et secteur informel) et de proposer les solutions idoines pour son amélioration. Selon les informations recueillies à la cellule de suivi de la table ronde sur le secteur privé et de la rencontre des investisseurs (CSTR /SP /RI), le C.N. a adopté un certain nombre de mesures qui concourent à l'amélioration du climat des affaires.
A titre illustratif, au niveau de la création des entreprises, les mesures prises ont considérablement réduit certaines procédures. Il s'agit de la suppression : de l'autorisation préalable d'exercice d'activités non salariales pour les étrangers; du paiement par avance de la patente à la création d'entreprises ; de l'exigence de présentation préalable du casier judiciaire lors des inscriptions au registre de commerce ( le casier judiciaire pouvant être fourni ultérieurement). Enfin, comme mesures, il y a l'autorisation aux greffiers des tribunaux de commerce de procéder aux inscriptions au registre de commerce de nouvelles sociétés sans recherche préalable de l'antériorité des dénominations commerciales des entreprises (les vérifications devant s'effectuer ultérieurement) ; la fusion de l'affiliation à la CNSS et la déclaration d'ouverture à l'ANPE en un seul document (ce qui réduit le délai et simplifie le nombre de documents)
S'agissant de la réglementation dans le domaine de la construction, les mesures prises portent sur : la réduction des droits d'enregistrement des actes de cession de 10% à 5% de la propriété ; la suppression de l'exigence de mise en valeur préalable du terrain avant l'obtention du titre foncier ; la suppression de la commission de contrôle de permis de construction ; la réduction du nombre des inspections de 11 à 2 maximum dans le cas de construction d'entrepôts. Pour terminer, il convient de souligner, compte tenu des résultats encourageants obtenus, le C.N.I.P poursuivra les réflexions pour créer les conditions idoines dans d'autres domaines, plus particulièrement, le financement des exportations et la fiscalité.
Altiné Maman, MCI / PSP (Sources : DDI ; DDSP ; CSTR/SP/RI)
30 Janvier 2007

lundi, 27 novembre 2006

Une grande expédition paleonthologique au Niger

medium_Sans_titre.2.JPGDu 21 novembre au 23 décembre, J.Sébastien Steyer, paléontologue au CNRS et au Muséum national d'Histoire naturelle, spécialiste des tétrapodes anciens, prendra part, comme unique scientifique français, à une grande expédition internationale, composée d'une quinzaine de paléontologues et géologues américains, sud-africains et nigériens dans le désert du Sahara, en quête de nouveaux fossiles.
Leur mission de prospection pendant plus d'un mois au nord du Niger, où d'intéressantes strates datées de 250 millions d'années, fin de l'ère Primaire, affleurent dans le désert, s'inscrit dans une continuité : déjà des prospections réalisées en 2003 sur ces sites avaient livré d'étonnants fossiles, comme des amphibiens géants et des reptiles anté-dinosauriens. Les fossiles de deux amphibiens stégocéphales (à la tête munie de plaques osseuses), qui ont reçu les noms scientifiques de «Nigerpeton ricqlesi» et de «Saharastega moradiensis», ont été extraits des couches géologiques de Moradi, à une vingtaine de kilomètres d'Arlit. Il faut rajouter pour les reptiles deux nouvelles espèces : une de paréiasaure, sorte de gros reptile herbivore, trapu et cuirassé, du nom de Bunostegos akokanensis et une de capthorinide, reptile herbivore également mais évoquant les varans (description et étude en cours).

Ces squelettes bien conservés de « salamandres » géantes et carnivores et de gros reptiles herbivores remettent en question le peu de connaissances sur le climat et l'évolution de la vie à cette époque. Ces espèces inconnues jusqu'alors ne ressemblent en rien à celles déjà découvertes dans les mêmes terrains ou même sur d'autres continents. Cette faune (amphibiens carnivores et reptiles herbivores) suggère plutôt un climat relativement sec. Ces premières découvertes infirment l'hypothèse du climat uniforme, plutôt tempéré et tropical, de la Pangée, qui réunissait autrefois tous les continents. Les terrains en question, d'âge Permien, dernière période de l'ère Primaire dont nous ne disposons encore que de très peu d'informations, laissent penser que le Sahara de l'époque ressemblait plutôt à une vaste plaine en voie de désertification traversée par quelques cours d'eau. Cette nouvelle mission internationale va permettre à l'équipe de découvrir de nouveaux fossiles et donc d'avoir une idée plus précise sur l'évolution de la vie juste avant une grande extinction qui a eu lieu il y a 250 millions d'années, bien avant l'apparition des dinosaures. Le Sahara n'a donc pas fini de nous livrer ses secrets...

lundi, 30 octobre 2006

D'importants efforts en matière de survie de l'enfant au Niger

Malgré le contexte très difficile dans lequel le Niger a évolué ces trois dernières années, d`importants progrès y ont
été accomplis en matière de survie et de développement de l`enfant, de promotion du statut de la femme et de l`accès
des populations aux services sociaux de base.
Selon le Représentant sortant de l`Unicef au Niger, Aboudou Adjibadé, qui en a fait l`annonce vendredi à Niamey, le
pays a connu en quelques années une amélioration nette de ses indicateurs de développement, comme l`illustre le
taux de couverture vaccinale qui est aujourd`hui à 99% sur l`ensemble du territoire alors qu`il était à peine à 50% en 2003.
"C`est un progrès appréciable à mettre à l`actif des populations, de la grande mobilisation des plus hautes autorités en
commençant par le président de la République. Je me rappelle son serment à Dan Issa où il appelait les populations
nigériennes à faire vacciner leurs enfants contre la poliomyélite.
Aujourd`hui nous sommes heureux de constater que le Niger n`est plus sur la liste des pays endémiques en ce qui
concerne la polio", a affirmé M. Adjibadé.
En matière d`éducation, le taux brut de scolarisation a, pour la première fois de l`histoire du Niger, franchi la barre de
50% pour atteindre 54%, contre 43% en 2002-2003, a-t-il ajouté, mettant ces performances à l`actif du ministère de
l`Education de base et des partenaires techniques et financiers du pays.
En ce qui concerne l`accès à l`eau potable, surtout en milieu rural le Niger enregistre aujourd`hui le taux appréciable des
65%, a poursuivi le fonctionnaire onusien.
"L`Unicef est fier d`avoir contribué modestement à l`atteinte des ces objectifs en dépit de la crise alimentaire et
nutritionnelle que nous avons connue en 2005", a encore dit Abdoudou Adjibadé, expliquant que cette crise a permis de
comprendre l`ampleur de l`interaction entre la malnutrition des enfants, le taux de mortalité infanto-juvénule relativement
élevé au Niger.
"Grâce à la mobilisation du gouvernement, des partenaires au développement, de la communauté internationale, de la
population elle-même et de la chefferie traditionnelle, nous avons réussi, à travers cette crise nutritionnelle, à organiser à
grande échelle toute une approche de prise en charge des enfants du Niger, ce qui nous a permis de sauver près de
350.000 enfants l`année dernière",a- t-il conclu.

samedi, 21 octobre 2006

8 millions de Nigériens n`ont pas accès au téléphone

Niamey,21/10 - Plus de 8 millions de Nigériens sur une population de 13 millions d`habitants n`ont pas accès au téléphone fixe, a déclaré jeudi, le ministre des Arts, de la Culture et de la Communication, M. Oumarou Hadary, qui procédait au lancement de la stratégie d`accès universel aux nouvelles technologies de l`information et de la communication (NTIC) en milieu rural et périurbain.

Sur un total de 265 communes que compte le pays, 196 ne disposent pas de lignes fixes, soit 74% contre un taux de couverture de 71% pour les communes urbaines, a expliqué M. Hadary, ajoutant que le nombre d`abonnés au téléphone portable dépasse aujourd`hui 400.000 personnes et que les 52 communes urbaines du pays sont couvertes par au moins un des 3 opérateurs mobiles.

"Sur les 213 communes rurales, 117 ne sont pas couvertes par le mobile, ce qui représente 53% de la population", a souligné M Hadary.

Parlant de l`accès à Internet, il a dit que la situation n`est guère reluisante car la quasi totalité des fournisseurs d`accès sont concentrés dans la ville de Niamey.

Tout en reconnaissant les efforts faits pour l`entrée du Niger dans la société de l`information, il a estimé que ces quelques données laissent clairement entrevoir que son pays doit investir dans les nouvelles technologies de l`information et de la communication.

"Malgré ces efforts notables, l`accès au téléphone demeure encore limité aux zones urbaines et ne touche que très faiblement les populations des zones rurales qui représentent plus de 80% de la population totale", a-t-il indiqué, déplorant que les localités rurales privées d`un accès à l`information et à la communication soient encore enfermées dans un cercle vicieux de non développement.

lundi, 09 octobre 2006

La loi de finance 2007 adoptée en conseil des ministres

Le budget général 2007 est équilibré en recettes et en dépenses à 498.432.138.000 FCFA... Le Conseil des ministres s'est réuni, hier, eudi 05 octobre 2006, dans la salle habituelle de délibérations, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mamadou Tandja, Président de la République, Chef de l'Etat, Président du Conseil des ministres. Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes : “I. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES 1.1 AU TITRE DU MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi portant loi de finances pour l'année budgétaire 2007. Le projet de loi de finances pour l'année budgétaire 2007 traduit la détermination du gouvernement à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie de lutte contre la pauvreté, soutenue par une politique économique et financière qui s'articule autour des axes prioritaires suivants : - l'accroissement des ressources internes à travers le renforcement des capacités des structures de recouvrement, l'élargissement de l'assiette fiscale, la réduction du champ des exonérations, le resserrement des contrôles, le tout dans un contexte de mise en application du schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO et la suppression des recettes compensatoires de l'UEMOA ;

- l'intensification des réformes des finances publiques et des efforts d'ajustement en vue de consolider la stabilité du cadre macroéconomique ; - la consolidation des progrès accomplis en matière d'orthodoxie et de discipline budgétaire ; - la poursuite des efforts d'apurement de la dette intérieure de l'Etat. Dans ce cadre, les objectifs ci-après sont visés pour l'année 2007 : - Sur le plan économique, atteindre un taux moyen annuel de croissance de 4,3 % conduisant à une augmentation du PIB par habitant d'environ 1,1 point de pourcentage en moyenne par an sur la période 2007- 2009. L'inflation serait maîtrisée tout au long de la période de projection pour se situer en moyenne à 2 %, donc en deçà du niveau de 3 % fixé par l'UEMOA. Au plan social, l'accent sera mis sur l'amélioration du niveau de vie et du bien-être des populations en général et des couches vulnérables (femmes et enfants) en particulier, à travers l'accès aux services sociaux essentiels, notamment l'éducation et la santé, ainsi que la réalisation de programmes et projets d'investissements porteurs de croissance et d'amélioration des revenus des populations, toutes actions contenues dans la SRP. Dans ce cadre, le projet de loi de finances 2007 établit la cohérence entre les prévisions budgétaires et les grandes orientations de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Ainsi, en général, les crédits alloués aux secteurs participant à la lutte contre la pauvreté connaissent des évolutions importantes. La politique budgétaire envisagée s'attellera : a) au respect des critères de convergence de l'UEMOA, notamment le critère clé qui est celui du solde de base. Pour ce faire, la pression fiscale sera augmentée en s'appuyant particulièrement sur la fiscalité intérieure. Il s'agit d'élargir l'assiette fiscale notamment en direction du secteur informel qui contribue à hauteur de 70 % au PIB et dont la contribution fiscale est d'à peine 30 %. Le champ des exonérations sera réduit par le resserrement du contrôle et la soumission de la quasi-totalité des biens et services consommés à l'impôt. Ce choix s'explique par l'amenuisement des recettes douanières lié, entre autres, à l'application du schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO. L'administration des douanes mènera une lutte acharnée contre la fraude et suivra les destinations finales des marchandises exonérées ; b) à la poursuite de la maîtrise des dépenses et à la lutte contre la corruption, tout en veillant à l'orientation de la dépense publique dans les secteurs prioritaires de la SRP ; c) à l'apurement à moyen terme de tous les arriérés de paiements intérieurs, conformément à la stratégie et au plan d'apurement des arriérés intérieurs élaborés en 2005 ; d) au renforcement des capacités en ressources humaines de l'administration dans le respect du ratio masse salariale/recettes fiscales (fixé dans le cadre de l'UEMOA à un niveau inférieur ou égal à 35 %) ; e) à la réduction progressive de la dépendance du Niger vis-à-vis des ressources extérieures. Au total, la politique budgétaire retenue au titre de la loi de finances 2007 est une suite logique à l'ambitieuse option prise à travers le budget 2006, en matière de mobilisation plus accrue des ressources internes, de maîtrise des dépenses publiques et de la poursuite de la mise en oeuvre d'importants programmes de développement sur ressources propres, en vue d'améliorer les conditions de vie des populations. Plus spécifiquement, afin d'atteindre les objectifs de recettes internes 2007, certaines mesures fiscales nouvelles sont proposées dans le cadre de la stratégie de mobilisation des ressources internes adoptée par le Ministère de l'Economie et des Finances, de concert avec les partenaires au développement. Ces mesures portent sur : - l'institution d'une taxe à l'embarquement sur le transport aérien ; - l'augmentation des quotités de vignettes pour les véhicules non affectés au transport public ; - le rehaussement du timbre-quittance, qui passe de 100 à 150 francs, non révisé depuis 1997. Ces mesures sont appuyées par d'autres actions, sur le plan administratif, suite aux renforcements obtenus en 2006, des moyens humains et matériels. Par ailleurs, des mesures correctives ont également été proposées concernant la taxe des gains des jeux et loteries, dans la perspective de l'amélioration du rendement de celle-ci. D'autres mesures d'allégement sont proposées pour tenir compte des recommandations du Conseil national des investisseurs privés. Il s'agit entre autres de : - la suppression du paiement par avance de la patente lors du démarrage des activités ; - la réduction de cinq (5) points du taux en matière d'enregistrement de certains actes (actes de cession). Le budget général 2007 est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de quatre cent quatre vingt dix huit milliards quatre cent trente deux millions cent trente huit mille (498.432.138.000) francs. Il est en augmentation de 9,08 %, soit quarante un milliards quatre cent soixante dix neuf millions quatre cent dix huit mille (41.479.418.000) francs par rapport à celui de l'année 2006. Les recettes internes qui constituent 54,34 % des ressources globales sont en hausse de 2,87 %. Les dépenses d'investissement s'élèvent à 240.279.662.00 francs, soit une augmentation de 11,11 % par rapport aux prévisions de l'année en cours. Les prévisions des comptes spéciaux du Trésor sont de 13.672.210.000 francs en recettes et en dépenses enregistrant ainsi une augmentation de 75,81 % par rapport à leur niveau de 2006. 1.2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après : - Projet de loi portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de la Cour de Cassation. Le présent projet de loi vise à mettre en application les dispositions de la Constitution et s'articule autour des aspects suivants : - l'organisation, le fonctionnement, la composition et les attributions de la Cour de Cassation ; - la procédure à suivre devant la Cour de Cassation ; - les procédures spéciales devant la Cour de Cassation ; - les dispositions communes, les dépens, l'assistance judiciaire et le fichier institué au parquet général près le Cour de Cassation ; - les incompatibilités, l'immunité, les avantages et autres privilèges accordés aux membres de la Cour de Cassation ; Ainsi, en ce qui est de la composition, la Cour de Cassation comprend trois (3) chambres à savoir : a) la Chambre civile et commerciale ; b) la Chambre sociale et des affaires coutumières ; c) la Chambre criminelle. En ce qui est de ses attributions, la Cour de Cassation se prononce sur : a) les pourvois en cassation contre les Arrêts et jugements rendus en dernier ressort par les juridictions de l'ordre judiciaire statuant en toutes matières ainsi que sur les décisions des conseils d'arbitrage des conflits collectifs du travail, à l'exception toutefois des contentieux relatifs au droit harmonisé relevant de la compétence de la Cour commune de Justice et d'Arbitrage de l'OHADA ; b) les renvois d'un tribunal à un autre, les règlements de juges et les récusations lorsqu'ils sont de sa compétence ; c) les demandes en révision, les recours en rétraction, les inscriptions de faux, les prises à parties dirigées contre les juges et les juridictions ou leurs formations, les contrariétés de jugements ou d'Arrêts rendus en dernier ressort entre les mêmes parties et sur les mêmes moyens par des juridictions différentes, les poursuites contre les magistrats de l'ordre judiciaire et administratif ainsi que les fonctionnaires ou personnalités désignés aux articles 638 et 640 du code de procédure pénale ; d) les requêtes de sursis à exécution ; e) les demandes d'avis - Projet de loi portant organisation, attributions, composition et fonctionnement du Conseil d'Etat. Le présent projet de loi est introduit en application de l'alinéa 2 de l'article 116/bis de la Constitution qui dispose qu'une loi organique détermine l'organisation, le fonctionnement et les attributions du Conseil d'Etat. Cette juridiction est juge de l'excès de pouvoir des autorités administratives en premier et dernier ressort, de recours en interprétation et en appréciation de la légalité des actes administratifs. Elle connaît en outre des pourvois en cassation formés contre les décisions rendues en dernier ressort par les juridictions statuant en matière administrative, les décisions à caractère juridictionnel rendues en dernier ressort par les organismes administratifs et les ordres professionnels, les décisions rendues en dernier ressort par les juridictions statuant en matière de contentieux concernant les inscriptions sur les listes électorales. En matière consultative le Conseil d'Etat joue un rôle essentiel dans la préparation des textes législatifs et réglementaires. C'est ainsi qu'il donne au gouvernement son avis sur les projets de lois, d'ordonnances et de décrets lorsqu'il en est requis avant leur adoption en Conseil des ministres et leur transmission s'il y a lieu à l'Assemblée nationale. Le Conseil d'Etat peut être également consulté par l'Assemblée nationale sur toute proposition de loi avant sa soumission au gouvernement. Il y a lieu de signaler dans le fonctionnement du Conseil d'Etat l'avènement du référé qui permet désormais au juge administratif de statuer rapidement à l'instar du juge civil sur des mesures qui présentent un caractère provisoire. C'est ainsi que par exemple lorsqu'il est saisi d'une demande dans ce sens le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. De même en cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision , administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune mesure administrative. - Projet de loi portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de la Cour des Comptes. Ce projet de loi introduit en application de l'alinéa 2 de l'article 116 de la Constitution. L'engagement du gouvernement à mettre en place ladite Cour répond à l'impératif induit des directives de l'UEMOA qui demandent aux membres de l'Union d'ériger les Chambres des Comptes ou les sections logées dans les Cours Suprêmes en Cours des Comptes. Aussi, la Cour des Comptes est à la fois une Cour de Justice autonome dans un Etat de droit et un auxiliaire de l'Assemblée Nationale et du gouvernement dans une démocratie politique. Ce projet de loi s'articule autour des points essentiels suivants : a) les attributions et le fonctionnement de la Cour des Comptes : - le contrôle des opérations et de la discipline budgétaire et financière de l'Etat ; - le contrôle des opérations des collectivités territoriales ; - le contrôle de la gestion financière et comptable des établissements et sociétés publics et autres organismes dans lesquels l'Etat ou les collectivités ont un intérêt financier ; - le contrôle des comptes annuels des partis politiques ; - le contrôle des projets de développement financés sur fonds extérieur et tout organisme soumis au contrôle de la Cour des Comptes et de discipline budgétaire. b) la composition de la Cour des Comptes et les modalités de nomination de ses membres ; c) l'organisation et la compétence de la Cour des Comptes ; " d) les voies de recours contre les Arrêts de la Cour des Comptes et de l'exécution desdits Arrêts ; e) les incompatibilités, les immunités, les avantages et autres privilèges accordés aux membres de la Cour des Comptes ; f) les dispositions transitoires et finales destinées à assurer le passage de la Chambre des Comptes et de discipline budgétaire de la Cour Suprême à la nouvelle Cour des Comptes. Il faut rappeler que ces trois (3) projets de lois s'inscrivent dans le cadre d'une vaste réforme des institutions judiciaires initiée dans notre pays par le gouvernement pour faire suite à la révision de la Constitution du 9 août 1999 qui consacre l'éclatement de la Cour Suprême en trois (3) autres hautes juridictions à savoir : la Cour de Cassation, le Conseil d'Etat et la Cour des Comptes. - Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 61-33 du 14 août 1961 portant institution du Code de Procédure Pénale. Le présent projet de loi vise à introduire dans l'ordonnancement juridique nigérien la notion du plaider coupable. Le plaider coupable est une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il permet d'apporter la promptitude de la réponse pénale et donne comme avantage la réduction de la peine à la personne qui se serait déclarée coupable. Elle vise à alléger les audiences correctionnelles, à diminuer les délais de jugement et à conduire au prononcé de peines mieux adaptées et plus efficaces, car acceptées par l'auteur du délit. Elle doit permettre une meilleure régulation du flux pénal en mettant à la disposition des juridictions correctionnelles plus de temps pour consacrer à l'examen des procédures les plus complexes. Elle permet de répondre à l'épineuse question de réduire dans nos prisons la proportion des prévenus dans cette importante population enfermée pendant longtemps, sans jugement. Ce projet de loi vise, en outre, à retirer aux grands criminels dont les dossiers sont à l'instruction le bénéfice du délai maximum de traitement de dix-huit (18) mois prévu à l'article 131-1 du code de procédure pénale qui obligent la justice à libérer de dangereux malfaiteurs. Par ailleurs, une correction est apportée à l'article 186, paragraphe 2 du code de procédure pénale relativement à la détention préventive. En effet, l'ancien paragraphe fait obligation à la Chambre d'Accusation de se prononcer en matière de détention préventive dans les trente (30) jours de l'appel, faute de quoi le délinquant est mis d'office en liberté. Dans la pratique, cela a créé des situations anormales du fait qu'à certains moments, malgré la gravité des faits commis par les délinquants, la Chambre est obligée de les mettre en liberté parce que leurs dossiers ne lui sont pas parvenus dans le délai prescrit. C'est pour cela qu'il a été décidé que ce délai soit revu et que désormais la détention préventive soit enfermée dans les trente (30) jours suivant la première audience à laquelle l'affaire est appelée. Enfin, et pour l'essentiel le présent projet de loi vise à faire en sorte que la justice s'adapte à l'évolution du monde par rapport à la grande criminalité et qu'elle apporte des réponses appropriées à l'engorgement de nos prisons ; pour qu'il y ait dans les prisons moins de personnes en attente de jugement que de détenus. - Projet de loi portant Statut de la Magistrature. Le présent projet de loi a déjà été examiné et adopté en Conseil des ministres puis transmis à l'Assemblée nationale. Mais il n'a pas été adopté jusqu'à la fin de la législature passée et a été retourné en conséquence au gouvernement. Depuis lors des négociations sont intervenues entre le gouvernement et les deux (2) syndicats de la Magistrature. C'est ainsi que le syndicat indépendant des magistrats du Niger (SIMAN) et le gouvernement ont abouti depuis le 27 mai 2006 à un accord pour le retrait du Serment confessionnel du Statut de la Magistrature avec en contrepartie l'adoption prochaine d'un code d'éthique et de déontologie et la mise en place d'une cellule de surveillance de la déontologie et de l'éthique judiciaire afin d'amener tous les acteurs de la justice à un respect scrupuleux de leur serment et des devoirs de leurs charges. Par la suite dans l'accord qu'il a signé le 14 juin 2006 avec le gouvernement, le syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) a pris quant à lui acte de cette décision de retrait du serment confessionnel. Par ailleurs, après avoir examiné la question relative à l'âge de départ à la retraite, le gouvernement a, au regard de la particularité de la fonction de magistrat par rapport à ses besoins d'expérience et d'expertise nécessaires au bon fonctionnement de nos juridictions et pour remédier à l'inconvénient du départ prématuré à la retraite à l'âge de 55 ans des magistrats qui prive le corps judiciaire d'un capital d'expérience utile à son bon fonctionnement, décidé d'amener l'âge de départ à la retraire des magistrats de 55 ans actuellement à 65 ans. L'actuel projet de Statut répond aux soucis suivants : f) la poursuite de la vaste réforme des textes et Institutions judiciaires engagée par le gouvernement en vue de moderniser le système judiciaire et le rendre plus efficace ; g) le souci du gouvernement de moderniser notre justice en la dotant d'un personnel qualifié, compétent et expérimenté, indispensable au bon fonctionnement de nos juridictions afin qu'elles répondent mieux aux aspirations légitimes du peuple nigérien au nom duquel elle est rendue ; h) et la volonté du gouvernement de répondre aux préoccupations légitimes des citoyens et même de l'ensemble des Magistrats qui sont les principaux acteurs du système judiciaire. Ces projets de lois seront transmis à l'Assemblée nationale pour adoption. II. AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES 2.1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant le décret n° 88-005 du 7 janvier 1988 portant modalités d'application de l'ordonnance n° 88-01 du 07 janvier 1988 portant Statut de la Magistrature. Le présent projet de décret est initié dans le cadre de la mise en oeuvre de l'accord signé le 27 mai 2006 entre le gouvernement et le syndicat indépendant des magistrats du Niger (SIMAN) dans le sens de l'augmentation de l'indemnité de judicature à tout magistrat en exercice " dans son corps d'origine. Ce même point a fait l'objet par la suite d'un autre accord avec le syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) le14 juin 2006, La proposition de modification du décret n° 88-005 du 07 janvier 1988 portant modalités d'application de l'ordonnance n° 88-001 du 07 janvier 1988 portant Statut de la Magistrature intervient à un moment où des réformes en profondeur sont engagées afin de rendre la justice nigérienne plus performante ; des mesures drastiques sont prises à l'effet d'assainir le corps de la Magistrature notamment à travers le renforcement du Statut de la Magistrature qui vient d'être adopté en ce qu'il a d'exigence à l'endroit de ce grand corps de l'Etat. Pour permettre l'éclosion et ou la culture d'une nouvelle mentalité à laquelle nous aspirons de tous nos voeux, il faut améliorer la rémunération du Magistrat qui doit être à l'abri de la précarité. Dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie des magistrats, le gouvernement s'est engagé à augmenter de cinquante pour cent (50 %) leur indemnité de judicature. Ainsi, cette indemnité passe de 50.000 à 75.000 francs pour chaque Magistrat en fonction dans leur corps d'origine. 2.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L'HYDRAULIQUE, DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION. Le Conseil des ministres a examiné et adopté les documents ci-après : - Le Plan d'action de la Stratégie de Développement Rural. La stratégie de Développement Rural (SDR) a été adoptée par le gouvernement par décret en date du 4 novembre 2003. Elle rend opérationnelle (de façon précise) la stratégie de réduction de la Pauvreté (SRP) dans le domaine du développement rural et constitue le seul cadre de référence en matière de politique économique et sociale dans le secteur rural. Pour la mise en oeuvre de la SDR, le gouvernement a opté pour l'approche-programme. Le Plan d'Action de la SDR qui vient d'être adopté par le gouvernement a été élaboré sur cette base et comporte dix (10) programmes structurants transversaux et quatre (4) programmes sectoriels prioritaires. L'objet visé à travers ces programmes est de reconstituer progressivement un cadre opérationnel cohérent et global pour l'exécution de la politique du développement rural et de ses composantes sous-sectorielles et d'améliorer l'efficience de la dépense publique. Globalement, le financement nécessaire au Plan d'Action pour la période de 2006-2015 est estimé à 1900 milliards de francs CFA ; -Le Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) du secteur rural 2007-2009. Dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement vient d'adopter un plan d'actions comportant quatorze (14) programmes pour la période de 2006 à 2015. Dans l'optique d'une exécution pragmatique de ces programmes, un autre instrument dénommé cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) est adopté par le Conseil des ministres. Ce document regroupe le budget du secteur rural pour la période 2007-2009 avec plus de lisibilité que le budget classique. L'avantage de cette méthodologie est de fournir aux décideurs des informations pratiques et complètes, sur le financement de tous les programmes et actions et de permettre ainsi d'opérer, en temps opportun, les réajustements nécessaires des cibles. L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.”

mardi, 26 septembre 2006

La route transsaharienne réhabilite l’ancienne route du sel

La Tunisie vient de participer, à Bamako (Mali), à la 46ème réunion (12 et 13 septembre 2006) du Comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT) qui groupe l’Algérie, le Mali, le Niger, la Tunisie, le Nigeria et le Tchad).

Cette réunion à laquelle a pris part Mme Samira Khayache, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, intervient après celle tenue il y a trois mois (mi Mai 2006), à Tunis.

Un appel a été lancé, à Tunis, aux bailleurs de fonds (Banque Islamique de Développement (BID), BAD, BADEA, PNUD, BEI pour qu’ils contribuent au financement de ce projet de complémentarité inter africain.

Antérieurement, cette route, connue sous l’appellation «route du sel» ou «route des caravanes», avait permis aux communautés de la région du Sahel et du Nord d’apprivoiser cet espace aride et farouche en brisant la barrière naturelle qu’est le désert.

Entamée depuis 1970, la route transsaharienne (RTS), par delà les échanges culturels et humains qu’elle favorise, a une dimension essentiellement économique. Elle vise à désenclaver les vastes régions sahariennes et à faciliter les échanges commerciaux en établissant une liaison entre les pays du Maghreb et les pays sud du Sahara. Au final, Il s'agit d'intégrer les économies des pays africains et de créer autour de cette route une grande zone économique. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard, si cette route porte aussi le nom de «route de l’unité africaine».

Ce n’est pas fortuit également si le CLRT qui a connu une réelle dynamisation depuis 1995 est cité par le document du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique), comme modèle de développement régional à suivre.

Les dattes et produits manufacturés d’Algérie, la viande et bétail du mali, du Niger et du Tchad, le gaz et tissus du Nigeria, les produits de l’industrie tunisienne sont autant d’apports complémentaires dont la présence sur la même plateforme d’échanges est source de richesse pour l’ensemble des pays riverains de la RTS.

Par ailleurs, la RTS offre de larges perspectives au développement des infrastructures,
des transports terrestres en Afrique et, partant, à la croissance économique des pays de la région. Nul ne peut, en effet, ignorer que les transports routiers représentent un vecteur important de facilitations des échanges et qu’à ce titre, ils sont un instrument stratégique de consolidation de développement économique et social.

La réunion de Bamako a notamment pris acte de l’adhésion du Nigeria et du Tchad au CLRT.

La Tunisie, par la voix de Samira Khayache, a plaidé, au cours de cette réunion pour «un parachèvement du projet dans les meilleurs délais».

Pour mémoire, la Tunisie a parachevé, depuis 1973, le tronçon traversant son territoire à savoir la route nationale N°3 au sud-ouest. D’une distance de 37 km, cette route relie Nefta- Hezoua à la route transsaharienne.

A noter que des progrès significatifs ont été accomplis sur la voie de la réalisation de ce mégaprojet routier. Sur un total de 4800 km programmés, 3500 km sont réalisés. Cette route comprend quatre axes : un tronçon de 4600 km devant relier Alger via Ghardaïa à Tamanrasset, Zinder (Niger) et Lagos (Nigeria) ; un autre de 807 km va relier Gabès via Gafsa (Tunisie) à Ghardaïa via Touggourt (Algérie) ; le troisième tronçon, long de 2250 km reliera Tamanrasset – Timiaouine – Gao – Bamako ; le quatrième enfin, long de 1300 km, reliera Zender - N'guigmi - Bol- N'djamena.

Le retard enregistré dans l'achèvement des tronçons qui sont du ressort du Niger et du Tchad est dû à la modicité des ressources financières et des équipements de construction dans les deux pays, ainsi qu'à des aléas climatiques.

S’agissant de l’importance que revêt la RTS pour chaque pays, en Algérie, Tamanrasset, ville charnière au cœur du désert, a connu un développement sans précédent grâce à sa liaison à Alger par une route goudronnée de bout en bout sur 2000 km. Entre In Salah et Tamanrasset (650 km), le trafic avoisine les 1000 véhicules par jour.

Au Niger, la RTS s’étire sur 980 km. Plus de 680 km de routes sont revêtus et représentent près de 20% du réseau national revêtu. Au Mali, la RTS représente 1940 km. La section de la RTS située dans la zone très active entre Bamako et Gao est revêtue sur 1240 km ce qui représente 35% du réseau national revêtu.

jeudi, 14 septembre 2006

Quelques proverbes Mossi

"Même si tu danses dans l'eau, tes ennemies trouverons à dire que tu soulèves la poussière"

"Quelqu'un qui n'a jamais possedé un coq...Et bien le jour il en acquiert un(coq), l'amenera au marigot pour le faire désalterer"

lundi, 07 août 2006

Message à la nation du Président de la République du Niger : S.E Mamadou Tandja

A l'occasion du 46ème anniversaire de l'indépendance du Niger, le Président de la République Son Excellence Tandja Mamadou a comme à l'accoutumée adressé un méssage à la nation à ses compatriotes. Voici l'intégralité de ce Message.

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Calendrier des éliminatoires de la CAN 2010

Voici tous les matches du groupe 3, celui dans lequel évoluera l'équipe nationale du Niger

Groupe 3

3-5 septembre 2006: Ouganda - Lesotho

Nigeria - Niger

6-8 octobre 2006: Lesotho - Nigeria

Niger - Ouganda

23-25 mars 2007 Nigeria - Ouganda

Lesotho - Niger
1er-3 juin 2007: Ouganda - Nigeria

Niger - Lesotho

15-17 juin 2007 Lesotho - Ouganda

Niger - Nigeria

7-9 septembre 2007: Nigeria - Lesotho

Ouganda - Niger

jeudi, 20 juillet 2006

La philosophie politique du Premier ministre : La construction d’une République

Dans un article publié dans le Le Visionnaire, Dr YACOUBA Halidou Enseignant Chercheur Département de Philosophie Université Abdou Moumouni Dioffo fait une analyse fort pertinente sur la philosophie politique de celui qu'il appelle "le fils spirituel de Seyni Kountché" : Son excellence Hama Amadou, PM du Niger

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mardi, 18 juillet 2006

NIGER : un sous-sol enfin rentable ?

Un sous-sol enfin rentable ?
Le pétrole, l'or mais aussi l'argent et les métaux non ferreux (cuivre, zinc) flambent sur le marché international. Un emballement qui s'explique largement par les besoins croissants de la Chine et de l'Inde. Il offre une opportunité au Niger pour exploiter son riche sous-sol.

Pays de tradition minière, le Niger dispose d'un vaste potentiel diversifié. Potentiel, à l'exception de l'uranium, peu exploité compte tenu des coûts élevés d'exploitation et d'évacuation. La hausse des cours des matières premières change la donne. Elle encourage le gouvernement à poursuivre sa politique de diversification et attire les investisseurs.

Une politique qui commence à être payante. Le Niger a rejoint le cercle restreint des pays africains producteurs d'or. En 2005, il a exporté plus de 2,9 tonnes d'or. Si l'orpaillage domine, le pays a démarré officiellement, en 2004, l'exploitation industrielle d'or avec la mise en exploitation de la mine de Samira dans la région de Téra par la Société des Mines du Liptako détenue à hauteur de 20% par l'Etat nigérien et 80% par African Mining Development Corporation. Le gisement est estimé à 25 tonnes d'or.

Quant au pétrole, la société malaisienne d'Etat Petronas, opérateur du bloc 1 Agadem dans le bassin du Termit, a annoncé une découverte dont le résultat donne une production d'un peu plus de 2 500 barils/jour. Une quantité jugée encore insuffisante mais les recherches se poursuivent. Tandis que d'autres sociétés obtiennent des permis. Ainsi Niamey a signé avec la Chine deux conventions d'exploration dans le Ténéré et dans la région d'Agadez (permis Bilma). Des négociations sont actuellement en cours avec Exxon Mobil Corporationet la société d'Etat algérienne Sonatrach pour les droits d'exploration du bloc 2 Djado. Une reprise d'activité est aussi perceptible dans l'uranium, dont le Niger est le quatrième producteur mondial. Il est actuellement exploité par la Compagnie Minière d'Akouta (environ 2 000 tonnes par an) et la Société des mines de l'Aïr (1 000 tonnes). Depuis, trois concessions ont été accordées à des compagnies canadiennes en 2006. Il s'agit de la concession d'Irhazer et d'Ingall, chacune couvrant 2 000 km2 à la société Northwesternet la concession Abelajouad à North Atlantic Resources couvrant aussi 2 000 km2. En outre, Somair devrait prochainement ouvrir une seconde mine.

L'exportation n'est pas le seul volet de la politique minière. Le gouvernement cherche également à diminuer la consommation de bois de chauffe afin de préserver l'environnement. Pour atteindre un tel objectif, le recours au charbon. La Société Nigérienne du Charbon d'Anou-Araren (Sonichar) extrait environ 160 000 tonnes de charbon par an pour alimenter en électricité les usines d'extraction d'uranium d'Arlit et Akokan dans la région d'Agadez. Elle a engagé un projet pour valoriser le charbon minéral à des fins domestiques et donc limiter la consommation de bois de chauffe. De plus, Niamey a signé, en 2003, avec la coopération chinoise un contrat d'exécution de recherche de charbon à Salkadamna dans la région de Tahoua. Il a mis en évidence un gisement de 30 millions de tonnes sur un périmètre de 28 km2. Le gouvernement projette de l'exploiter prochainement pour réduire sa dépendance en énergie électrique mais aussi pour lutter contre la désertification. l >

POTENTIEL MINIER Parmi les gisements identifiés, recensement non exhaustif des réserves :

- d'uranium évaluées à plus de 300 000 tonnes dont 55 000 tonnes exploitables

- d'or : 50 000 tonnes

- de fer : 2 milliards de tonnes d'une teneur comprise entre 40 et 45% dans les régions de Say, Kollo et Kirtachi

- de nickel : 200 000 tonnes de minerai avec une teneur de 0,8 gramme, en moyenne, dans la zone de la Sirba et du Goroual et dans les régions de Makalondi et de Téra

- de cuivre : 45 000 tonnes de minerai à 0,0065% dans la zone du Kourbi et la région de Téra

- de phosphates : plus de 1,250 milliard de tonnes avec une teneur de 253% P205 à Tapoa

- de charbon : 13,7 millions de tonnes

- de sel : 25 millions de tonnes dans les salines de Tidékelt

- de calcaire : 50 millions de tonnes

A ces réserves, il faut ajouter des indices de métaux précieux (argent, platine...), de métaux de base (cuivre, plomb, étain, zinc), des métaux spéciaux (vanadium, titane, lithium…), de minéraux industriels et de matériaux de construction.


Source : les echos du Niger

jeudi, 13 juillet 2006

Coupe du monde 2006 : les francais, mauvais perdants

Les francais : mauvais pardants. Voilà ce qu'on est tenté de dire après la finale perdue par les francais face aux italiens le 9 juillet 2006.
On a tout entendu de la part des francais qui ne veulent pas accepter la defaite.
- "On a mieux joué que les italiens" Ils oublient du même du coup qu'il n'ont pas mieux joué que les portugais qu'ils ont gagné avec un pénalty généreux
- "Zidane a été provoqué, c'est de la triche" Ils oublient là également que la provocation fait partie du jeu et que c'est Zidane qui a adressé le 1er la parole à Materazzi en lui promettant de façon arrogante de lui offrire le maillot tricolore en fin de match comme si ce maillot vaut mieux que le maillot italien.
- "Materrazzi est un provocateur connu" Que dire de Zidane. A lui tout seul il a eu 2 cartons rouge en coupe du monde sur des mauvais gestes et 12 cartons rouges sur l'ensemble de sa carrière. Chaque fois qu'il est malmené, il n'hésite pas a donner des coups de têtes contre ses adversaires.
- "On a utilisé l'arbitrage vidéo contre la france, c'est injuste" : les 2 pénalties dont la France avait bénéficié lors du mondial sont-il justes?
La liste est très longues. Les propos sont à la limite un délire dont le mécanisme est la persecution et l'imigination.
Comme si la France ne pouvait perdre alors qu'elle oublie qu'elle n'est pas encore une grande nation de foot...

dimanche, 11 juin 2006

Tableau des médailles JO 1972 Munich : le Niger en fait partie

Le Niger est un des rares pays d'Afriques a gagner une médaille lors des J.O.
En 1972 à Munich, le nigérien Issaka Daboré s'empare du bronze en Boxe.
Voici la liste des pays ayant décrochés une médaille lors de ces jeux mémorables pour le NIGER

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dimanche, 04 juin 2006

Confusion : NIGER/NIGERIA

A la suite d'un message que j'ai envoyé sur le groupe INTERNET-NIGER à propos de la confusion que beaucoup de gens font entre notre pays et son voisin, les réactions sont les suivantes

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Réponse de Hama Amadou aux voeux des membres du gouvernement : janvier 2006

Messieurs les ministres d'Etat ;Mesdames et Messieurs les ministres ; Monsieur le Secrétaire général du gouvernement, Voici exactement un an, que notre équipe, mise en place avec le début du second mandat de Son Excellence Monsieur Mamadou Tandja, prenait l'engagement d'oeuvrer, dans l'unité, la cohésion et la solidarité gouvernementale, à relever le défi d'une meilleure espérance et d'un plus grand mieux-être, pour le peuple nigérien.

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Echelle d'anxiété de HAMILTON

La HAMA comprend 14 items qui couvrent la totalité des secteurs de l'anxiété psychique, somatique musculaire et viscérale, les troubles cognitifs et du sommeil, l'humeur dépressive enfin dont la présence peut sembler discutable au sein d'une échelle "spécifique".

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